Scénario tendanciel

Le scénario tendanciel correspond à une projection future de la situation actuelle si aucune mesure d’amélioration n’est prise, et ceci en tenant compte des changements climatiques et des programmes sectoriels prévus.

Horizons de projection :

  • Référence : de 2002/2003 à 2010/2011
  • Horizon 2020 : de 2015/2016 à 2023/2024
  • Horizon 2030 : de 2025/2026 à 2033/2034

Impact des changements climatiques

Pour le Bassin du Haouz-Mejjate, les modèles climatiques globaux rapporté à l’échelle régionale indique une augmentation de la température moyenne de 0.7 C° et une diminution des précipitations d’environ 37 mm/an à l’horizon 2030. Cependant les phénomènes extremes (sécheresses et inondations) deviendraient de plus en plus fréquent.

Ressources en eaux à la baisse

Le disponible des ressources en eaux dans le bassin est impacté par les changements climatiques avec une augmentation de l’évaporation et une réduction des apports en eau de surface (-30 %) et des apports renouvelables en eau souterraine (-25%) à l’horizon 2030.

Demande en eau croissante

La demande en eau est influencée à la fois par le développement socio-économique et par les impacts des changements climatiques, principalement en agriculture par l’augmentation des besoins en eau d’irrigation (hausse des températures, précipitations en baisse).

Ainsi, la demande totale en eau passerait de 1.2 à environ 1.7 milliards de m3/an à l’horizon 2030.

Déficit de plus en plus accentué

La baisse des apports en eau conjuguée à une demande croissante entraine un bilan encore plus déficitaire passant de -111 Mm3 pour la période de référence à environ -300 Mm3 à l’horizon 2030.
Ceci aurait des conséquences majeures sur la durabilité de la nappe d’une part, et d’autre part sur la durabilité des activités socio-économiques de la région.

Vers un bilan d’eau équilibré

La mise en œuvre du Plan d’action permettrait d’inverser la tendance déficitaire progressive, avec un gain de 200 Mm3, ramenant le déficit de -300 Mm évalué dans le scénario tendanciel à -100 Mm3. un transfert nord-sud de 80 Mm3 ramènerait le déficit à -20 Mm3 dans le cas où toute l’eau viendrait soulager la nappe.